Mon édito sur Lyonmag, “Une région dirigée par un leader de droite radicale, des départements adjacents tous chez les conservateurs, une…

Mon édito sur Lyonmag
“Une région dirigée par un leader de droite radicale, des départements adjacents tous chez les conservateurs, une métropole et une ville macroniste, une banlieue rouge réduite à Givors et Vénissieux, l’ensemble des députés métropolitains sous l’étiquette de la majorité présidentielle… : et si pourtant la gauche radicale locale avait de beaux jours devant elle à Lyon ?”
Il n’existe à l’heure actuelle qu’un seul endroit où triomphe la gauche de la gauche dans Lyon : le 1er arrondissement. Mais ça peut changer. Elections après élections Nathalie Perrin-Gilbert (NPG), la Maire du 1er et ses alliés mélenchonistes et communistes engrangent les bons résultats. Certes celle-ci sait changer de cheval en cours de route pour coller à son électorat mais celui-ci ne lui en tient pas rigueur : je me souviens d’un épisode virulent avec ses supporters sur les réseaux sociaux lorsque j’avais ironisé sur son changement de candidat soudain (dont d’aucuns rapprochaient aussi une stratégie de législatives) à une poignée de jours des présidentielles, NPG passant de Hamon à Mélenchon.
Et c’est indéniable elle a réussi avec talent et intelligence, à fédérer largement autour d’elle. A incarner quelque chose d’important, une vision différente, dans une ville où beaucoup d’autres élus importants ont le charisme d’une endive fanée et une densité idéologique ainsi qu’une implantation personnelle proche du néant. Et ce n’est pas avec de ridicules ersatz de gauche de la gauche, en réalité sans idéologie made in majorité municipale comme le confidentiel Lyon gauche solidaire et autres micros-notables sans vagues ne représentant qu’eux-mêmes que tout cela pourrait être freiné.
La dynamique nationale au sein des villes centres va dans le même sens : une répartition du vote entre Macronistes et Mélenchonistes.
Sociologie, type de valeurs, envies, modes de consommation, concentration d’opportunités de carrière mais aussi d’inégalités, 10% les plus pauvres deux fois plus pauvres dans les villes centres que dans les couronnes périurbaines : A Lyon alors que les conservateurs du parti Les Républicains s’enferment dans leurs ghettos des beaux quartiers, des arrondissements stratégiques dans la ville comme le 7e arrondissement, le 4e et d’autres nombreux quartiers voient la République en Marche et la France Insoumise proche les uns des autres au niveau des scores présidentiels et législatives et ceci pas forcément sur des axes uniquement sociaux puisque ce ne sont pas forcément les moins aisés qui votent le plus Mélenchon et le moins Macron.
Qu’en sera-t-il pour les municipales dans quelques années si le pouvoir national s’use et avec les moyens réduits des collectivités locales ? Et que les envies en matière de nouveaux modes de vies, nouvelles mobilisations et émergences culturelles se forment ? On imagine que Gérard Collomb, David DK et Georges Kepenekian y pensent parfois.

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